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Dans une communication, il n’est pas toujours évident de se faire comprendre auprès de votre destinataire, surtout lorsque vous expliquez un tout nouveau concept à une personne qui n’a aucune notion du sujet. Cela vous arrive sûrement dans la vie personnelle mais aussi professionnelle. Vous pensez avoir été compris(e) mais finalement l’interprétation de vos propos par la personne en face en est tout autre.

Que se passe-t-il généralement dans un cas comme ça ? Vous expliquez la définition, les bases du concept puis vous donnez un exemple afin de lier la pratique à la théorie… ? C’est ici que souvent les gens se trompent. En ne donnant qu’un seul exemple. Voici pourquoi.

Imaginez que je vous explique ce qu’est une droite, une simple droite (ligne rectiligne).

Je vais vous dessiner une droite comme ceci :

Et vous allez la mémoriser, mémoriser l’idée de ce qu’est une droite.

Si maintenant je vous demande de tracer une droite, qu’est-ce que vous allez faire ? Vous allez vous rappeler de mon exemple et vous allez faire quelque chose de similaire.

Je vais maintenant vous faire un autre dessin sans vous expliquer ce que c’est.

Est-ce une droite pour vous ? Si vous êtes honnête et que vous mettez de côté votre scolarité le temps de cette démonstration, vous me direz non. Elle n’est pas horizontale par exemple.

Et pourtant, c’en est une. C’est tout le problème de ne donner qu’un exemple.

En revanche si je vous propose trois exemples comme ceci :

Quelle idée vous vous faites d’une droite maintenant ?

En donnant trois exemples au lieu d’un, vous permettez à votre interlocuteur de supprimer les particularités d’un exemple (ici la rotation de la droite ou encore sa longueur) pour éviter de faire de ceux-ci une généralité.

Montrez un magasin de vélo à quelqu’un en lui disant que c’est un magasin, il pensera alors que n’importe quel magasin vend forcément des vélos.